Simon Dor - Réflexions et recherches d'un universitaire

Présentation du site

Le site

Thématiques

Blogroll

Lire le blogue... à partir du plus récent message | par artistes hip-hop | par jeux vidéo | par concepts évoqués | par cours suivis | par réalisateurs



18.8.08

Le texte transcende-t-il l'idéologie qu'il laisse transparaître?

En d'autres mots: est-ce possible de ne pas considérer l'idéologie explicite d'un auteur - que celle-ci transparaisse dans le texte ou non - en lisant son œuvre?

Par exemple, j'ai de la difficulté à ne pas grincer des dents chaque fois que j'entends le nom de Céline. J'essaie aussi de ne pas juger trop rapidement Heidegger, qui à prime abord m'intéressait. La tentation (voire l'embrassement) du nazisme de ces deux auteurs m'emplit d'une haine à leur égard.

Cette opinion relativement ancrée de manière émotionnelle en moi contredit légèrement voire fondamentalement ce que je dis sur les intentions des auteurs et leur considération pour analyser des œuvres. En même temps, je me dis que je déteste les auteurs, mais pas leurs œuvres nécessairement. En plus que, objectivement (dans certains cas), on ne peut pas savoir quels étaient les réels sentiments qui les ont poussé à s'aventurer dans le national-socialisme (ou s'ils y ont plaidé réellement allégeance). Pourtant, difficile de regarder objectivement des films d'Éric Rohmer sachant ses tendances d'extrême-droite.

C'est un exemple de choses qui fonctionnent en théorie mais difficilement en pratique.

Libellés : , , , ,

publié par Simon Dor @ 13:10   4 commentaires Liens vers ce message blog




Le rappeur québécois Dali explique son emblème?

Le rappeur québécois Dali vient de sortir un single en vidéoclip pour faire la promotion de son album web, Prototype vol. 2.

Animateur à l'émission Trinité Radio, aux côtés du rappeur Lunatique et de l'animateur de longue date Ricardo, Dali est donc impliqué dans le milieu musical hip-hop. Le rappeur s'est notamment fait connaître par ses nombreux spectacles, et ses apparitions sur les mixtapes De bouche à oreille (5 et 6) d'Iro Productions.

Je trouve important de laisser ce commentaire sur l'artiste, car je crois en sa volonté et son implication. Voici d'abord le vidéoclip:



À mon avis, si le vidéoclip démontre clairement que le rappeur est prêt à tout pour défendre ses idéaux et sa culture, ce qu'il manque, c'est la démonstration de ces mêmes valeurs, et les moyens employés pour les défendre. C'est un enjeu majeur, à un moment où l'expression "défendre le mouvement hip-hop" peut vouloir dire le commercialiser autant que le préserver intact.

D'une facture classique, le style musical de Dali peut fonctionner comme ne pas fonctionner. Il lui manque peut-être quelque chose pour davantage le démarquer, mais en même temps, se démarquer n'est pas nécessaire à ce que son rap fonctionne et à ce que son message passe. À lui la discrétion de vouloir faire différent ou de rester dans la lignée traditionnelle (je parle ici strictement sur le plan musical).

Cette question du style à mon avis se répondra d'elle-même une fois que cet emblème sera plus clair pour les auditeurs, comme peut-être pour Dali lui-même.

Plus d'informations sur Dali

Libellés : ,

publié par Simon Dor @ 10:30   0 commentaires Liens vers ce message blog




13.8.08

2e monde revient dans le contexte des JO de Pékin

Sur le blogue de 33Mag, Tommy annonçait que 2e monde revient avec une nouvelle track. Il y a un certain temps que ce groupe récemment séparé du label qu'ils avaient eux-mêmes fondés, Bootleg Records, n'avait pas sorti de son. Dans un contexte différent, où l'absurdité de leur son doit maintenant côtoyer ironie, "misogynie" et couleurs fluos, 2e monde revient avec un thème bien dans leurs cordes (à peu près n'importe quoi) et un son se démarquant toujours d'une manière difficile à décrire. Ici, ils reprennent une chanson de Mitsou, sur le "thème" des Chinois.

2e monde sur Hiphopfranco.com

Libellés : , ,

publié par Simon Dor @ 13:55   0 commentaires Liens vers ce message blog




11.8.08

La Chute de la maison Usher et moi

La Chute de la maison Usher (1928) de Jean EpsteinIl y a souvent des films qui évoquent quelque chose d'étrange en nous simplement à cause des circonstances entourantes dans lesquelles nous les avons vu. C'est mon cas avec La Chute de la maison Usher (1928) de Jean Epstein, que je n'ai pourtant encore jamais vu en entier.

Un retour du refoulé de passion cinéphilique qu'a fait émergé la lecture d'un texte de David Bordwell me donne envie de me replonger dans mes habitudes de cinéphile: une liste de films à voir, me retrouver dans des programmes de projections peu annoncés, etc. Retrouver le plaisir que j'ai eu à être dans des endroits strictement par plaisir, voilà une partie de ma cinéphilie importante, et de mon appréciation de l'art en général par ailleurs. Puisse cette motivation durer longtemps.

J'ai déjà avoué avoir eu de la difficulté à regarder certains films. Je me souviens, au début de mon bacc il y a trois ans, que je me rendais aux projections hors-cours du département toujours avec un café et des biscuits - les plus sucrés possibles - pour avoir toute l'énergie qu'il faut pour rester éveillé à une projection de deux films dans le noir total de 19h à 23h confortablement installé dans les chaises en plastique du B-2305. Comme de fait, dans certains cas - c'est le cas du film d'Epstein pré-cité - j'ai tellement cogné de clous que j'en ai manqué des morceaux essentiels...

Deuxième essai, à ma deuxième session, dans le cadre du cours Théories des cinéastes. Plus motivé que jamais à me racheter de mon erreur de la session précédente. La technologie a eu raison de moi cette fois-ci: le disque bloque à la moitié, la projection a dû terminé plus tôt...

Je n'ai jusqu'à présent pas tenter ma chance une troisième fois. Mon élan cinéphilique me le permettra-t-il?

Image tirée de http://legrt.unblog.fr/2007/05/

Libellés : ,

publié par Simon Dor @ 13:33   0 commentaires Liens vers ce message blog




Ma 6-T va crack-er à Montréal-Nord

Les rues de Montréal-Nord flambaient hier soir durant des émeutes qui ont suivi une manifestation pacifique dénonçant le travail des policiers, samedi soir, qui ont tué un jeune homme de 18 ans alors qu'il jouait aux dés avec ses amis. "Bavure policière ou accident?" Cette question s'est vite transformée en "Émeute populaire justifiée ou opportunisme de voyous?".

En lisant les commentaires de ce genre d'événements (comme par exemple les émeutes parisiennes), je vois toujours le problème de la spéculation des gens sur les motivations derrière. Les choses n'arrivent pas pour rien, bien qu'il y aurait en effet plusieurs autres solutions possibles. Mais tant qu'on entendra encore des "retournez dans votre pays!" ou "allez vivre ailleurs si ça ne vous plaît pas ici!", et tant qu'il y aura notamment des propos racistes, il semble que la solution pacifique se fera attendre.



Dernière modification: 11 août 2008 à 12:41. J'ai décidé de changer l'expression "blogue raciste" que j'utilisais pour qualifier le blogue du Dernier Québécois, pour plutôt employer l'expression "propos racistes", permettant ainsi de ne pas cibler personnellement l'auteur du blogue, ce qui n'était pas mon intention, mais plutôt à décrire l'atmosphère générale du billet et des commentaires qui y sont rattachés.

Libellés : ,

publié par Simon Dor @ 09:32   7 commentaires Liens vers ce message blog




6.8.08

Pourquoi les "règles de l'art" fonctionnent

Je suis souvent réticent face aux "règles de l'art", c'est-à-dire des méthodes plus ou moins considérées comme infaillibles pour qu'un certain art fonctionne. Je m'explique de plus en plus pourquoi ces règles de l'art peuvent fonctionner.

Par exemple, dans son article qui se veut une introduction à la composition en photographie, Yanik Chauvin parle des règles de composition qui font qu'une photo est belle. À la base, il parle de beauté sans la définir, mais il serait lourd de devoir à ce point définir ses termes à chaque fois. Cette idée de beauté ne pose pas nécessairement problème à mon sens. On comprend que ce qu'il expose permettra à en arriver à quelque chose qui s'approche du beau (ou que du moins la plupart des gens trouveront beau).

Mais, Chauvin décrit plus en détails ce qu'il entend par "beau", très rapidement, lorsqu'il décrit la règle de la simplicité:
Remember that you want to draw your viewer to the main subject of the photo as quickly and instinctively as possible.
Là où je vois un problème, c'est qu'il ne parle plus ici de faire quelque chose de beau, mais qu'il spécifie en détails que, ce qu'on veut, c'est mettre en évidence notre sujet. Bref, une chance que quelqu'un me rappelle quelle était mon intention, je l'avais oublié.

La règle des tiersAu fond, bien sûr que la règle de "rester simple" fonctionne dans tous les cas où on assume que l'artiste veut que le regardeur porte un regard rapide sur le sujet principal. En ce sens, la règle en question s'arrange pour que les prémisses sur lesquelles elle repose sont les intentions de l'auteur.

Idem pour les règles d'un suspense. Oui, il faut garder dans tout suspense l'attention sur les détails importants (Rabinowitz), mais uniquement parce qu'on assume l'intention que l'auteur veut faire un suspense. Par définition, c'est ce qu'est un suspense. Dès que quelqu'un dérogerait de l'idée de garder l'attention de son spectateur, on ne parlerait plus de suspense. La règle ne se contourne donc jamais, puisqu'elle ne fonctionne que dans un contexte où elle existe par définition.

J'ai déjà affirmé être plutôt contre les idées intentionnalistes, et je crois bien que tout ceci fait partie des raisons. Il semble que la plupart du temps, les intentions d'un auteur sont assumées plutôt que réellement sues.

Libellés : , , , ,

publié par Simon Dor @ 13:35   0 commentaires Liens vers ce message blog




4.8.08

La définition de "geek"

Le choix de mon sujet de maîtrise, d'une part, puis le plaisir que j'ai eu à jouer à Starcraft Board Game d'autre part m'ont progressivement fait admettre que j'étais peut-être ce qu'on pourrait appeler un "geek". Avouons par contre que ce mot a une connotation péjorative. J'ai tout de même tenter pour le fun de trouver une définition à ce mot qui me conviendrait.

Le "réseau" de connaissances

Souvent, une connaissance n'est pas qu'utile en elle-même, mais elle sert aussi à nous faire éventuellement connaître autre chose. Connaître les mathématiques nous permet de l'appliquer autant dans des contextes de chimie que de sciences humaines. La connaissance est donc interreliée en une sorte de réseau.

Par contre, plusieurs personnes connaissent des choses qui, éventuellement, ne sont pas très liées aux autres connaissances, hormis à un "cercle" de connaissances. Ce qui me semble être "geek": connaître très bien des choses qui ne servent à rien d'autre qu'à un cercle de connaissances plus ou moins fermé sur lui-même.

La Guerre de l'anneau (jeu de société)Les exemples fusent: l'univers de Tolkien, Star Wars, World of Warcraft, Donjons & Dragons, ou encore, connaître en détails les règles d'un jeu de société si complexe qu'on a l'impression qu'il faut presque qu'on les étudie pour jouer (Starcraft Board Game pré-cité, ou encore La Guerre de l'anneau). J'incluerais aussi les gens qui apprennent par cœur la vie de cinéastes.

"Geek" dans l'attitude

Souvent, par contre, fermer le cercle des connaissances est une question d'attitude. S'il y a un plaisir "geek" à connaître des choses qui ne servent pas à grand-chose, on peut porter sur Tolkien un regard intertextuel, soit les œuvres influencées de ses livres, ou encore celles qui semblent l'avoir influencé. Ce qui paraît le plus "geek", c'est probablement quelqu'un qui n'est pas capable d'admettre que ce qu'il connaît est relatif à un certain univers, tentant d'appliquer ses connaissances à toute œuvre de fiction s'en inspirant. C'est le cas des joueurs de Donjons & Dragons qui ne tolèrent pas les divergences du monde proposé par le jeu que peut apporter le maître de jeu.

Si on remet en perspective la notion de geek, je crois bien qu'on peut admettre le côté geek en nous, peu importe ce qui nous intéresse. La passion est quelque chose qui aveugle, mais de savoir utiliser cette passion avec une certaine rationalité peut nous permettre de passer au travers du cercle de connaissances qui devient dangereux.

Image tirée de http://www.trictrac.net/index.php3?id=jeux&rub=detail&inf=detail&jeu=2711.

Libellés : , , , , ,

publié par Simon Dor @ 11:52   1 commentaires Liens vers ce message blog




30.7.08

StarTropics : la présence de "pervasive"

StarTropics - capture d'écranEn naviguant en quête de savoir sur cette encyclopédie libre qu'est Wikipédia, je tombe sur l'article de StarTropics, un jeu que j'ai eu l'occasion d'essayer chez un ami qui habitait sur ma rue étant jeune. Nous ne nous sommes pas rendus bien loin, mais une partie de la description du jeu, concernant un aspect "unique" de ce jeu, m'a intrigué et m'a rappeler vaguement - mais je n'en suis pas certain - quelque chose...

Bien que nous n'ayons pas terminé le jeu, j'ai le souvenir que cet ami en question nous confiait qu'il ne savait pas du tout quoi faire pour avancer, qu'il était pris sans pouvoir vraiment affronter d'ennemis, quelque chose comme ça, et qu'il avait cessé de jouer. Probablement que j'invente ce souvenir, c'est toujours ce genre de choses qui arrive lorsqu'on tombe sur des textes qui parlent d'éléments de notre enfance.

Toujours est-il que cet article indique que, dans le jeu, le personnage Mike reçoit - d'une autre personne - un message de la part de son oncle, un scientifique qu'il tente de retrouver.
"Evil aliens from a distant planet...." "Tell Mike to dip my letter in water...." (Wikipédia, "StarTropics").
Cette mystérieuse lettre nous semble impossible à trouver. En fait, c'est qu'elle ne fait pas partie du jeu à proprement parler; le personnage fait référence à une lettre, physique, qui accompagne le jeu lorsqu'on l'achète, qui est l'invitation du Dr. à son laboratoire. En trempant cette lettre dans l'eau, réellement, le chiffre "747" apparaît, et est nécessaire à la poursuite du jeu.

Comme les jeux vidéo atteignent parfois une popularité qui transcende leur console, et puisque, même à sa sortie, ce type de matériel n'était pas accessible en club vidéo, les walkthroughs ont été rapidement nécessaires.

Tout ceci est peut-être très semblable au sujet du séminaire que propose Olivier Asselin (différent de celui proposé en automne 2007, mais qui néanmoins semble conserver les mêmes pistes de base). Plutôt que "cinéma mobile", le cours proposé en 2008 parle de "cinéma in situ", c'est-à-dire d'un cinéma qui en quelque sorte s'approprie certaines propriétés du milieu dans lequel il se joue pour être effectif. Un de ces types de jeux est le "pervasive game". Je n'ai pas choisi le cours, pas tant que ça ne m'intéresse pas, mais plutôt que je crois que d'autres choix pourraient s'avérer plus judicieux pour moi présentement. J'ai bien hâte quand même de pouvoir en discuter avec d'autres étudiants qui l'aurait choisi.

Dans un ordre d'idée tout autre, Olivier Asselin fait l'actualité pour la sortie de son dernier film, Le siège de l'âme. La pratique n'est pas inconciliable avec la théorie.

Image tirée de http://www.consoleclassix.com/nes/startropics.html

Libellés : , , ,

publié par Simon Dor @ 20:23   1 commentaires Liens vers ce message blog




28.7.08

Ressources en études cinématographiques à l'Université de Montréal

La Bibliothèque des lettres et sciences humaines (BLSH) de l'Université de Montréal vient d'annoncer qu'ils ont monté un site qui regroupe les ressources en études cinématographiques qui y sont disponibles. Prendre connaissance des ressources disponibles et réfléchir à leur fonction au sein de nos études me semble essentiel à toute introduction aux études cinématographiques.

Le site se concentre sur des outils méthodologiques, mais prend aussi le soin d’informer les étudiants de l’état des études cinématographiques à l’Université de Montréal, de sorte qu’ils puissent savoir au sein de quel milieu ils évoluent.

Types de revues

L’un des points qui me semble essentiel à saisir rapidement en études cinématographique est la distinction entre ce qui fait partie de la cinéphilie d’une part et de la discipline scientifique d’autre part. Le site présente efficacement cette distinction en décrivant les divers types de revues disponibles. La plupart savent faire la distinction entre Sélection du Reader’s Digest et Les Cahiers du cinéma, mais entre cette dernière et la Revue canadienne d’études cinématographiques?
Il est bien important de savoir faire la différence entre les différents types de périodiques ou revues; tout ce qui est imprimé ne mérite pas nécessairement de figurer dans les références d’un travail de niveau universitaire. (Catherine Bernier, 2008)
J’ajouterais simplement que tout périodique peut figurer dans les références d’un travail de niveau universitaire, la différence étant la fonction qu’il occupe au sein du travail.

Sélection rapide de sources

La bibliothèque offre ce qu’elle appelle un guide « éclair » en études cinématographiques. C’est-à-dire qu’elle recense un certain nombre de sources qui peuvent être utile selon une certaine fonction (ex : Dictionnaire du cinéma québécois, d’animation, etc.). Bien que ce soit utile, c’est-à-dire que ces ouvrages soient un bon point de départ pour une recherche qui tourne autour de ce dont ils traitent, il y a peu de ces sources qui soient souvent utilisés et peu d’auteurs qui soient cités dans nos cours par les professeurs. En ce sens, oui, ce peut être un guide rapide, sans oublier qu’une recherche n’est jamais rapide.

Outils de recherche

Le document se veut aussi une manière de vulgariser certains outils de recherche disponibles, notamment en ce qui a trait à la recherche d’articles de périodiques et de mémoires et thèses. Il permet de savoir un peu démêler les diverses fonctions que jouent les bases de données des bibliothèques, ce qui est moins évident qu’il n’y paraît.

C’est donc un outil que tout étudiant débutant (ou non) dans la discipline devrait consulter, ne serait-ce que pour voir où il en est dans la connaissance des outils qui sont à sa disposition.

Libellés : ,

publié par Simon Dor @ 12:45   1 commentaires Liens vers ce message blog




25.7.08

Faire des affaires... ou faire partie d'un mouvement?

Je tombe par hasard sur une nouvelle qui questionne - pas véritablement - à savoir si Facebook est un mouvement ou une entreprise. Bien sûr, le réseau social est là pour faire de l'argent, mais il y a une manière de créer un sentiment d'appartenance qui fait que ce que les gens ont l'impression de faire pour eux devient profitable pour d'autres.

Tout ceci me fait penser aux discussions à propos d'un mouvement hip-hop ou non. Il faut se rappeler que les artistes hip-hop ont besoin de faire de l'argent, et que le prétexte de "soutenir le mouvement hip-hop" pour vous faire investir du temps bénévolement va en bout de ligne rapporter de l'argent... aux artistes. Évidemment, à long terme, on s'épuise.

Faire des affaires...

"T'aimes-tu ça faire des... affaires?" - Ralph Wiggum, « I Love Lisa », The Simpsons (version québécoise)

Je ne suis de toute évidence pas quelqu'un d'affaires... je ne suis ni businessman, ni fort en marketing. Au sens large, d’ailleurs. Je ne suis pas quelqu’un de networking, de PR, et je ne suis pas aisément capable de me vendre. Dans certains cas, ce type de personnalité est nécessaire, mais je ne veux pas que ça devienne une part trop importante du travail à faire.

C'est fâcheux pour l'écriture de lettre de motivation, pour des demandes de bourses ou pour un CV. Je songe d'ailleurs à donner cela comme l'un de mes défauts la prochaine fois que je passe en entrevue. J'ai l'impression, dans un même ordre d'idées, que j'ai de la difficulté à faire transparaître ce que je suis réellement: ma façade extérieure n'est pas fidèle à mes émotions (ce qui n'aide pas côté relations interpersonnelles, PR, ...) et les résultats de ce que je fais prennent énormément de travail avant d'être représentatives (à mon goût) de mon potentiel (je vous reviendrai sur mes hypothèses là-dessus).

Je crois d'ailleurs que c'est pour cela que je me trouve relativement modeste. On m'a dit que c'était relativement paradoxal de se trouver soi-même modeste, et de le dire. Mais je dirais que ce qui fait que je me trouve modeste n'est pas tant dans le fait que je le dise ou non, mais plutôt dans le fait que, lorsque je veux trouver des exemples de situations où je suis modeste, je n'en ai aucun.

Bref, tout ceci est anecdotique mais je crois quand même que c'est un aspect de moi que je devrais tenter de travailler. C'est plus utile qu'il n'y paraît dans la vie.

Image tirée de http://stkarnick.com/blog2/2007/07/the_simpsons_movie.html.

Libellés : , , , ,

publié par Simon Dor @ 12:13   0 commentaires Liens vers ce message blog






annuaire gratuit

Referencement Ce site est listé dans la catégorie Cinéma : Etudes cinématographiques Dictionnaire
Annuaire Amidex-fr.com
Annonces et Référencement de sites web Lyon

Top Blogues
annuaire de blogs
annuaire, site notés par des webmasters Cinema Blogs - BlogCatalog Blog Directory
Listed on BlogShares
Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com
Blog Directory - Blogged

Powered by Blogger

 

 

Plan du site | Blog | Profil du webmaster | Objectifs | Études cinématographiques | Hip-hop | Liens | Index

© 2006-2008. Tous droits réservés.
Sauf indication contraire, tout contenu textuel et visuel présent sur ce site est la propriété intellectuelle de Simon Dor.
L'utilisation partielle est autorisée à condition d'en spécifier la source URL exacte et l'auteur.